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Archives mensuelles: février 2005

Le syndrome du Titanic

Décidément en politique, rien n’est simple…

Prenons un texte: une « charte de l’environnement ». D’un premier abord rien de bien méchant là dedans, sauf peut-être pour les lobbies de certaines industries polluantes…

Cette charte allant dans le sens de l’engagement politique de la France pour la protection de l’environnement, comme on a pu l’entendre il y a 3 ans au sommet de Johannesburg et encore récemment lors de la ratification par la Russie du protocole de Kyoto.

Bref, l’on pourrait croire que le consensus se ferait sur un sujet de cette nature… et pourtant ce n’est, semble-t-il, pas le cas. N’est-il pas fantastique de se dire que sur des sujets qui en théorie devraient être fédérateurs, on trouvera toujours un parti pour s’y opposer parce que proposé par le parti adverse, même si cette charte est bénéfique pour tous.

Ainsi donc Nicolas Hulot part en croisade pour sauver sa charte promise, nous raconte Libé.

Pourquoi je vous parle de cela?

Figurez-vous qu’en ce moment (enfin depuis quelques mois déjà..), un des livres qui orne ma table de chevet est son dernier titre: « Le syndrome du Titanic ».

Il y parle de sa vision de l’avenir, pas très enthousiaste si le monde continue de vivre comme actuellement, du constat qu’il a fait sur l’état de la planête et il y propose aussi quelques solutions pour s’en sortir.

Je vous laisse découvrir la 4ème de couverture pour vous en faire une idée plus précise, qui j’éspère vous donnera envie de lire son livre , sinon de soutenir la charte mentionnée ci-haut vous aussi:

Le syndrome du Titanic, par Nicolas Hulot

Les jours du monde tel que nous le connaissons sont comptés. Comme les passagers du Titanic, nous fonçons dans la nuit noire en dansant et en riant, avec l’égoïsme et l’arrogance d’êtres supérieurs convaincus d’être « maîtres d’eux-mêmes comme de l’univers ».

Et pourtant, les signes annonciateurs du naufrage s’accumulent : dérèglements climatiques en série, pollution omniprésente, extinction exponentielle d’espèces animales et végétales, pillage anarchique des ressources, multiplication des crises sanitaires. Nous nous comportons comme si nous étions seuls au monde et la dernière génération d’hommes à occuper cette Terre : après nous, le déluge ?

Nicolas Hulot a parcouru notre planète sous toutes les latitudes. Nul ne le sait mieux que lui : c’est un espace exigu, aux équilibres précaires. Ce livre est un ultime cri d’ alerte avant de céder au désespoir : si nous tous, riches comme pauvres, ne modifions pas immédiatement notre comportement pour faire « mieux avec moins » et mettre l’écologie au centre de nos décisions individuelles et collectives, nous sombrerons ensemble.

Nous devons être solidaires du vivant comme du futur : cet avertissement, Nicolas Hulot s’en est fait le messager passionné et infatigable, du sommet de Johannesburg à l’école de son village, des lambris dorés de l’Élysée aux exploitations agricoles de Bretagne et de Lorraine. « Je ne suis pas né écologiste, nous dit-il, je le suis devenu. » Et nous aussi nous pouvons, nous devons le devenir.

Le Syndrome du Titanic est un livre essentiel, à lire d’urgence. Avec Nicolas Hulot, nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas.

En complément, je vous invite à lire un peu de prose par l’auteur sur le site de sa fondation.

Espérons donc que les politiques sauront outrepasser leurs habituelles barrières…

Edit: la charte de l’environnement est adoptée par 531 voix pour, 23 contre, et comme prévu une forte abstention des voix de gauche.

Je m’entraine (2)

Le plus dur dans l’histoire c’est de ne pas tout avaler d’un seul coup…

tarte aux pommes

L’Eloge de la faiblesse

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’adore regarder TV5 à l’occasion, car c’est un moyen de sortir hors du paysage franco-français et de découvrir ce qu’il se passe chez nos voisins, chez nos cousins des amériques ou encore chez nos amis d’afrique et d’océanie.

Bref, il y a plusieurs mois de cela, lors d’une de mes ballades sur les ondes francophones, je suis tombé tard dans la nuit sur un reportage présentant Alexandre Jollien, suivi d’une discussion avec l’homme en question.

J’avais à l’époque noté la référence de son livre « L’Eloge de la faiblesse » comme je le fais souvent lorsque ma curiosité se réveille, mais bon.. je n’avais pas vraiment donné de suite à cela.

Et ce week-end, je tombe de nouveau sur un reportage à son sujet sur France 3.

Si vous ne le connaissez pas déjà, il faut savoir qu’Alexandre Jollien est handicapé moteur cérébral de naissance. Un destin qui d’ordinaire ne mène pas plus loin que les portes d’un institut spécialisé. Mais cela ne l’empèche pourtant pas d’être un écrivain et un philosophe. Son approche de la vie est remarquable, son combat aussi.

Je n’ai toujours pas lu son (ses) livre(s). Je le(s) lirai sans doute un jour, dès que j’aurai fini les 4 autres livres que j’ai commencé depuis quelques mois déjà, et qui trainent à droite, à gauche. (ça me donne une idée de prochaine note tiens… ) ;)

Pour son 2ème livre « Le Métier d’homme », je passe la main vers cet autre témoignage, trouvé sur Do not fold, dans une note comme j’aimerai savoir en écrire.

Faites donc plus ample connaissance.

Moi je vais me coucher, je n’ai pas vu l’heure passer cette nuit… :roll: