80 hommes pour changer le monde, et moi un peu aussi

80 hommes pour changer le monde

Sur les conseils d'une amie "molto cara", voici donc le prochain livre qui aura l'insigne honneur de prendre la poussière sur ma table de chevet avec les quelques autres en cours ou en attente de lecture.

Ne doutant pas une seconde qu'il sera bon pour ma santé de le lire, selon ses dires, je vous le recommande donc sans même l'avoir encore lu. ;)

Trêve de plaisanterie, je me suis quand même attardé un peu sur leur site, Tour du Monde en 80 Hommes, avant de vous faire cette recommandation.

Extrait de la 4ème de couverture:

"Imaginez un monde …

Où une banque permet aux trois quarts de ses clients de se sortir de l'extrême pauvreté tout en étant parfaitement rentable...

Où un hôpital soigne gratuitement 2 patients sur 3 et fait des bénéfices...

Où les agriculteurs se passent de produits chimiques tout en augmentant leurs rendements…

Où les emballages des produits que vous consommez sont biodégradables et nourrissent la terre au lieu de la polluer...

Où un entrepreneur de textile qui refuse les délocalisations parvient à doubler son chiffre d’affaires tous les ans tout en payant ses employés deux fois le salaire minimum...

Ce monde existe.

Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux, jeunes diplômés de grandes écoles, l’ont exploré. Ce livre est le fruit d’une aventure : « le Tour du Monde en 80 Hommes » qui a cherché à médiatiser des entrepreneurs exceptionnels. Qu’ils soient architectes, chirurgiens, agriculteurs, banquiers ou chimistes, les hommes et les femmes présentés dans cet ouvrage ont réinventé leur métier. Loin du fatalisme ambiant, ils ont tenté de construire le monde auquel ils rêvaient au lieu de subir celui qui existe."


Et c'est vrai que cela donne envie d'en savoir plus sur le voyage de ces 2 gamins - oui des gamins, je suis plus agé qu'eux! - qui ont donc fait un tour du monde à la rencontre de ces hommes et femmes, pionniers du Développement Durable, qui agissent au quotidien pour changer le monde.

Et pendant que je suis à parler de développement durable, voici un lien que je commence à voir fleurir de plus en plus sur le net:

ca passe par moi

Son petit nom c'est Jennifer. Bien entendu ca passe par moi. ;)

Déjà que je passe la moitié de mes visites au supermarché (je sais, il faut consommer "local"... mais vous en connaissez beaucoup des marchés ouverts après midi?) à lire les étiquettes pour savoir ce que l'on tente de me refourger, que je mange bio quand c'est possible, que j'achète équitable quand c'est possible, voilà maintenant qu'il va falloir que je sois un économiste solidaire en plus...

Que la vie est rude, mais c'est pour le bien de mon prochain.

D'ailleurs en parlant de cela, je n'ai pas vraiment de raisons de me plaindre. (C'est plutôt pour l'effet de style)

Alors on dira "regarde-le ce petit là - oui, parce que je ne suis pas si vieux que ça quand même :) - qui nous la joue activiste consom'acteur à 2 centimes d'euro avec ses utopies " .

Ouai et alors... moi je répondrai que quand je lis ceci:

[...]
Nous, chefs d’État et de gouvernement, nous sommes rassemblés au Siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, du 6 au 8 septembre 2000, à l’aube d’un nouveau millénaire, pour réaffirmer notre foi dans l’Organisation et dans sa Charte, fondements indispensables d’un monde plus pacifique, plus prospère et plus juste.

Nous reconnaissons que, en plus des responsabilités propres que nous devons assumer à l’égard de nos sociétés respectives, nous sommes collectivement tenus de défendre, au niveau mondial, les principes de la dignité humaine, de l’égalité et de l’équité. En tant que dirigeants, nous avons donc des devoirs à l’égard de tous les citoyens du monde, en particulier les personnes les plus vulnérables, et tout spécialement les enfants, à qui l’avenir appartient.

Nous réaffirmons notre attachement aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, qui ont une valeur éternelle et universelle. En fait, leur pertinence et leur importance en tant que source d’inspiration se sont accrues avec la multiplication des liens et le renforcement de l’interdépendance entre les nations et les peuples.

Nous sommes résolus à instaurer une paix juste et durable dans le monde entier conformément aux buts et aux principes inscrits dans la Charte. Nous réaffirmons notre volonté de tout faire pour assurer l’égalité souveraine de tous les États, le respect de leur intégrité territoriale et de leur indépendance politique, le règlement des différends par des voies pacifiques et conformément aux principes de la justice et du droit international, le droit à l’autodétermination des peuples qui sont encore sous domination coloniale ou sous occupation étrangère, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le respect de l’égalité des droits de tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion et une coopération internationale en vue du règlement des problèmes internationaux à caractère économique, social, culturel ou humanitaire.

Nous sommes convaincus que le principal défi que nous devons relever aujourd’hui est de faire en sorte que la mondialisation devienne une force positive pour l’humanité tout entière. Car, si elle offre des possibilités immenses, à l’heure actuelle ses bienfaits sont très inégalement répartis, de même que les charges qu’elle impose. Nous reconnaissons que les pays en développement et les pays en transition doivent surmonter des difficultés particulières pour faire face à ce défi majeur. La mondialisation ne sera donc profitable à tous, de façon équitable, que si un effort important et soutenu est consenti pour bâtir un avenir commun fondé sur la condition que nous partageons en tant qu’êtres humains, dans toute sa diversité. Cet effort doit produire des politiques et des mesures, à l’échelon mondial, qui correspondent aux besoins des pays en développement et des pays en transition et sont formulées et appliquées avec leur participation effective.

Nous estimons que certaines valeurs fondamentales doivent sous-tendre les relations internationales au XXIe siècle, à savoir:

La liberté. Les hommes et les femmes ont le droit de vivre et d’élever leurs enfants dans la dignité, à l’abri de la faim et sans craindre la violence, l’oppression ou l’injustice. C’est un mode de gouvernance démocratique des affaires publiques, fondé sur la volonté et la participation des populations, qui permet le mieux de garantir ces droits.

L’égalité. Aucune personne, aucune nation ne doit être privée des bienfaits du développement. L’égalité des droits et des chances des femmes et des hommes doit être assurée.

La solidarité. Les problèmes mondiaux doivent être gérés multilatéralement et de telle façon que les coûts et les charges soient justement répartis conformément aux principes fondamentaux de l’équité et de la justice sociale. Ceux qui souffrent ou qui sont particulièrement défavorisés méritent une aide de la part des privilégiés.

La tolérance. Les êtres humains doivent se respecter mutuellement dans toute la diversité de leurs croyances, de leurs cultures et de leurs langues. Les différences qui existent au sein des sociétés et entre les sociétés ne devraient pas être redoutées ni réprimées, mais vénérées en tant que bien précieux de l’humanité. Il faudrait promouvoir activement une culture de paix et le dialogue entre toutes les civilisations.

Le respect de la nature. Il convient de faire preuve de prudence dans la gestion de toutes les espèces vivantes et de toutes les ressources naturelles, conformément aux préceptes du développement durable. C’est à cette condition que les richesses incommensurables que la nature nous offre pourront être préservées et léguées à nos descendants. Les modes de production et de consommation qui ne sont pas viables à l’heure actuelle doivent être modifiés, dans l’intérêt de notre bien-être futur et dans celui de nos descendants.

Le partage des responsabilités. La responsabilité de la gestion, à l’échelle mondiale, du développement économique et social, ainsi que des menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales, doit être partagée entre toutes les nations du monde et devrait être exercée dans un cadre multilatéral. Étant l’organisation la plus universelle et la plus représentative qui existe dans le monde, l'Organisation des Nations Unies a un rôle central à jouer à cet égard.

Pour traduire ces valeurs communes en actes, nous avons défini des objectifs auxquels nous attachons une importance particulière.
[...]


(Article 1er de la Déclaration du Millénaire, résolution adoptée par les 191 Etats Membres de l'ONU concernant les objectifs du Millénaire pour le développement)

Je me dit que finalement on va peut-être s'en sortir un jour...


Vous ai-je dit que voter "oui" au référendum du 29 mai aidera à avancer un peu la date? :D

Classé dans : Autobiographie
Mots clés : aucun

3 commentaires

#1  - Kouignaman a dit :

Je note le nom de ce bouquin, ça m'a l'air bien interessant et ça permet de regonfler les batteries et d'y croire à nouveau quand on voit des gens de ce type.
Alors comme ça toi aussi tu as des tonnes de bouquins à prendre la poussière sur/sous/dans ta table de nuit ;-)

#2  - Kowalsky a dit :

A peine 5 ou 6, à divers stades de lecture.

Mais en fait, c'est de la faute à l'absence de bon fauteuil pour y lire tranquillement.

#3  - Kouignaman a dit :

Ben voyons... j'disais ça aussi avant d'avoir un canapé !

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