Acte II, Scène 3

Je suis tel un funambule, en équilibre sur le fil du rasoir.
Et plus j'avance, et moins j'ai le vertige.

Je suis sobre et je n'ai pas envie de le rester. J'ai envie d'avoir la tête qui tourne mais rien à faire, elle reste bien solidement vissée sur mon cou.

C'est l'âge sans doute. Le crin devient blanc et quand je regarde ma vie passée, je n'y trouve rien. Enfin si, çà et là, quelques bribes. Pas assez pour remplir une autobiographie, pas assez pour dire que j'ai suffisament vécu et que je peux partir repu. Je pourrai tout lâcher d'un seul coup. Faire un pas de coté et tomber dans le vide. Mais je ne le ferai pas. Mon ange gardien et mon pire ennemi veillent sur moi.

Au fond de moi, j'ai la conviction que tout va bien se passer.

Parce que toutes ces années, à chercher la voie en explorant l'illusion dans la méditation.
Parce que je suis en train de rêver ma réalité, à défaut de vivre mes rêves.
Parce que tu me fais confiance et que cela signifie beaucoup pour moi.

Tiens bon, nous y arriverons.

Que sera, sera.

***

Je vous laisse, j'ai oublié d'acheter de la vodka ; une bouteille de rhum ambré, un peu de jazz et un 1830 feront l'affaire pour célébrer cette nuit de nouvelle Lune.

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