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Chapitre X

A présent, ils marchaient le long du côté droit de la rue qui menait au Gritti. Ils avaient le vent dans le dos, et les cheveux de la jeune fille volaient devant elle. Le vent lui partageait les cheveux sur la nuque et les chassaient en avant, tout autour du visage. Ils regardaient les vitrines, et la jeune fille s’arrêta devant l’étalage illuminé d’une bijouterie.
Il y avait beaucoup de belles pièces d’orfèvrerie ancienne dans la vitrine et ils restèrent à les regarder, désunissant leurs mains pour se montrer les plus belles.
[...]

Ernest Hemingway,
Au-delà du fleuve et sous les arbres.

4 Commentaires

  • L'Odonate
    Dimanche 5 novembre 2006 - 17:07 | Permalien

    Publié en… 1950 ! Publié pour toujours n’est-ce pas Mr K ? Emotion intacte et surtout ce sont des écrits qui m’ont laissé des images très fortes, un livre autant « vu » que « lu » et même sentu ! Pour toi aussi ?

  • Kowalsky
    Dimanche 5 novembre 2006 - 23:08 | Permalien

    Très agréable à lire en effet, je redécouvre le style d’écriture d’Ernest Hemingway des années après mes premières lectures de certaines de ses oeuvres. Celui-ci était inconnu pour moi. C’est Anne qui me l’a suggéré.

  • Marilyn M.
    Lundi 6 novembre 2006 - 11:47 | Permalien

    Diamonds are a girl’s best friend …

  • Kowalsky
    Lundi 6 novembre 2006 - 20:25 | Permalien

    Marilyn > Il paraît, mais pas toujours.

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