La révolution solidaire, la transition citoyenne et la goutte d'eau...

Le 7 novembre dernier, j'ai assisté à la Soirée Agir du Crédit Coopératif, organisée pour fêter les 30 ans de cette banque pas comme les autres que j'ai rejoint il y a bientôt quatre ans.

Lors de cette soirée, en plus d'avoir papoté avec plusieurs personnes du monde associatif, et dégusté des sandwichs au parmesan et roquette plutôt pas mauvais, j'ai découvert Babyloan par l’intermédiaire de son fondateur, Arnaud Poissonnier, qui en faisait la présentation. Babyloan est un site de financement participatif (en d'autres termes une plateforme de "crowdfunding") dont la particularité est de proposer de soutenir des projets sous forme de prêts dont les bénéficiaires sont principalement des petits entrepreneurs exclus du système bancaire, permettant ainsi de lutter contre la pauvreté grâce aux microcrédits. C'est le principe de la microfinance sociale développée par Muhammad Yunus, économiste bangladeshi et lauréat du prix Nobel de la paix en 2006, fondateur de la Grameen Bank.

Depuis j'ai déjà soutenu 9 projets, en réinvestissant les sommes qui m'ont été remboursées tout au long de l'année. C’est la force du prêt solidaire : avec une même somme initiale, vous pouvez financer plusieurs personnes !

 

En parlant de projets que je soutiens, il faut que je vous présente le réseau Cocagne : c’est 120 jardins en activité, 4 000 jardiniers, 20 000 familles d’adhérents, 700 encadrants et 1 500 bénévoles ! Ce réseau rassemble des exploitations maraîchères biologiques qui œuvrent dans le domaine de l’insertion par l’activité économique. Les jardiniers sont des personnes en situation précaire employées pour travailler sur les différents postes qu’offre un Jardin. Ils bénéficient d’un accompagnement socioprofessionnel et proposent aux adhérents des paniers de légumes certifiés biologiques.

 

Un peu plus tard tôt cette année, il m'a été rappelé la légende du Colibri, racontée par Pierre Rabhi :
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.

Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.

Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

J'aime beaucoup la pensée philosophique de Pierre Rabhi concernant la marche du monde et son évolution. Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers.

L'agroécologie et la permaculture sont des pratiques agricoles bien plus utiles à notre société que l'agriculture intensive et chimique telle que pratiquée un peu partout dans le monde, pour le bénéfice de peu de gens au final.

Ce qui m'a fait atterrir sur le site des Colibris.

 

Et ainsi découvrir mon nouveau fournisseur d’électricité : Enercoop.

"Enercoop est le seul fournisseur d’électricité en France à s’approvisionner directement et à 100 % auprès de producteurs d’énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique et biogaz). Il est également le seul sous forme coopérative : sa gouvernance est participative et ses bénéfices sont réinvestis dans les énergies renouvelables."

Fallait bien qu'un jour je m'accorde avec mes valeurs ! Le nucléaire a montré ses limites et la liste des accidents continue de s'allonger... Combien d'autres Tchernobyl ou Fukushima encore avant une prise de conscience mondiale ?

 

Mais attention, encore faudra-t-il que nous puissions décider nous-même de comment nous voulons vivre !

Ce samedi dernier, 11 octobre 2014, était la journée européenne d'action contre les "traités des multinationales".

Ces traités internationaux tels qu'ils sont actuellement négociés sont antidémocratiques et dangereux : en étant négociés dans le secret, ils outrepassent les représentations démocratiques. Leurs dispositions, extensibles à l'envi, sont beaucoup plus larges que de simples accords commerciaux et, comme cela a été vu dans ACTA, mettent en danger l'équilibre déjà fragile de nos libertés fondamentales : répression du partage culturel, protection des données, brevets, arbitrage privé pouvant invalider des lois démocratiquement adoptées : ces domaines touchent directement la vie quotidienne des citoyens. Et le contexte post-Snowden de ces négociations ne peut que faire craindre des résultats néfastes pour les européens, alors que les États-Unis sont visiblement en capacité d'espionner l'ensemble des communications des négociateurs.

ACTA a été rejeté à la suite de la mobilisation de milliers de citoyens exigeant la transparence et l'abandon de dispositions néfastes. TAFTA, CETA et les autres accords de commerce peuvent également être repris en main par les citoyens, démocratiquement. Il est indispensable de ne pas relâcher la pression sur les institutions européennes, le gouvernement français et les négociateurs.

TAFTA, TTIP, CETA, TiSA ?

Ces sigles désignent des accords de libre-échange et d’investissement négociés dans le plus grand secret. S’ils sont adoptés, ils consacreront la domination des multinationales sur nos sociétés, au détriment des citoyen(ne)s et de la démocratie.

Sous couvert d’une hypothétique relance de la croissance, ces accords s’attaquent aux normes sociales, financières, sanitaires, culturelles et environnementales. Si elles s’estiment lésées, les multinationales pourront poursuivre les Etats devant des tribunaux privés d’arbitrage, hors de tout contrôle démocratique.

Ces accords menacent de mettre en péril ce qui rend nos sociétés encore vivables.



Restons mobilisés pour faire échouer ces négociations !

 

Alors certes, ce petit texte ne représente qu'une goutte d'eau dans l'océan mais comme le chante le grand philosophe moderne Grégoire "Toi, plus moi, plus eux, plus tous ceux qui le veulent..."

Car après tout, l'océan n'est formé que de gouttes d’eau ! :)

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