Quinze

J'étais sur le point de préparer un grand speech et puis... les mots se sont irrémédiablement perdus en chemin.

En ce moment j'écoute une rediff de 1996 de Method Man en freestyle sur Radio Nova. Et putain ce que ça fait du bien ! Retour aux bases, quelques années en arrière, mais Wu-Tang Forever ! C'est assez souvent le son qui m'accompagne quand il m'arrive de prendre le métro. Beaucoup plus souvent quand je pars ravitailler le frigo (ce qui, cela étant dit en passant, arrive bien plus souvent que je ne prenne le métro).

Avec un thé à la menthe pour accompagner le tout. Sauf le métro.

Cela va paraître un peu abscons, voire incohérent, mais comme en ce moment c'est dans cet état que je végète autant ne pas s'en formaliser. Quinze ans (et quelques jours) déjà. Le lendemain je prenais le large. Une année plus tard je dormais à même le sol, en contemplant le plafond. L'impression de n'avoir pas vraiment eu l'occasion de prouver quoi que ce soit depuis. De n'avoir rien construit non plus. Pas d'avenir, pas de passé. Rien de consistant. Et bordel d'impermanence. Deux fois j'ai cru conjuguer le futur au présent, ou peut-être était-ce trois. Mais pour le moment je conjugue le présent au passé. A moins que ce ne soit le futur au conditionnel. Je mène de front trois projets dont un seul aboutira. Lequel prendra le dessus, je ne le sais pas.

J'ai toujours aimé cette vision sans vision de l'avenir. Mais le sable s'écoule. Je suis parti à New-York, je suis parti à Londres et Madrid ; je suis parti à Delhi, je suis parti à Stockholm et San Diego. Il ne me reste plus qu'à partir de Paris.

4 commentaires

#1  - mamilie a dit :

Et les chats?

#2  - CaptainNavarre a dit :

Quitter Paris, une pensée fugace qui de temps à autre me traverse l'esprit, mais que je doute de jamais réellement vouloir / pouvoir concrétiser...

#3  - Kowalsky a dit :

Mamilie > Ils vont bien :)

#4  - rico-and-co a dit :

Hé ho ! prem's !
***
Une fois là bas, si il te vient à l'idée de venir donner des cours de conjugaison à qui tu sais qui en aurait bien besoin, dormir à même le transat en contemplant les étoiles et oublier le bruit du sable, tu seras toujours le bienvenu ...
Tu le sais !

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