Vide intersidéral

J'ai perdu mes projets d'avenir. Je regarde le prix des appartements et je constate que mon compte en banque est loin de pouvoir satisfaire mes désirs.

Ce n'est pas faute d'avoir gagné à l'euromillion. Pour une fois que j'ai la chance d'avoir une grille qui ressemble un peu au tirage. Malheureusement pas assez.

Cela fait maintenant deux semaines et demi que je me trimballe dans Paris avec ma main détraquée. Je n'avais plus autant pris le métro que depuis la dernière fois où j'avais serré le moteur de ma moto.

Je me suis offert un nouvel appareil photo compact, pour le trimballer avec moi et ne rien rater. Du moins je m'en persuade.

J'ai commencé à lire ce livre que tu m'as proposé, mais j'ai du mal à m'y accrocher. A croire que nous n'avons pas les mêmes goûts littéraires. Ce que je ne suis pas de toutes façons.

J'ai aussi craqué pour un écran plat. Dans quelques jours si tout se passe bien.

J'ai noirci quelques pages. Pour ne rien dire.

Les dates s'accumulent sur mon agenda. Mais je ne le consulte pas. J'ai dû y rater quelques occasions.

Je t'écoute et je ne sais quoi répondre. Et quand je ne fais pas tourner ma langue sept fois dans ma bouche, quand ma réponse est spontanée, je me plante. J'aimerai te tenir des conversations de plusieurs heures. Mais les sujets brillent de leurs absences.

Alors je vaque à mes occupations quotidiennes. Sans oublier une petite ballade en après-midi pour m'aérer, ainsi que l'appartement.

Je regarde les oiseaux qui viennent picorer les graines pendant que le chat caché derrière le rideau essaye par tous les moyens de pouvoir les attraper. Sans succès puisque la fenêtre est fermée.

J'envisage l'éventualité. Je me dis que ce serait mieux. Sans vraiment y croire tout à fait.

Mes amis me disent que. Avec raison. Sans doute. Mais pour un cartésien, l'ivresse est grisante.

Je me sens vieux. J'ai pris toute une décennie en une année. Et j'suis moins con. Mais de là à porter des costumes. Ca attendra encore un peu.

Mon entretien semestriel s'est bien passé : objectifs dépassés, résultat très satisfaisant.

Quant à la paperasse en souffrance, elle attendra encore un peu.

Classé dans : Autobiographie
Mots clés : aucun

6 commentaires

#1  - soeurette a dit :

si tu poussais jusqu'à chez nous en RER, ca fait longtemps qu'on t'a pas vu.

#2  - Ambiome a dit :

Une bise en passant. (pas de commentaire pertinant à ajouter...)

#3  - rico'n'co a dit :

Lorsque l'on ne communie plus c'est déjà dure mais lorsque en plus on ne communique même pas ... !
Je ne comprends pas POURQUOI tu persistes à t'infliger ces tortures ?!?
***
Je te rassure : je connais tout un tas de cons, des petits, des grands, des gros, qui portent des costumes ! Heureusement : L'habit(at) ne fait pas le (la rue des) moine(s) !!!
;)

#4  - rico'n'co a dit :

Et puis, crois-en un autre de cartésien, l'ivresse, c'est pas ça ... !

#5  - Kowalsky a dit :

Soeurette > T'es en zone combien déjà ?

Ambiome > C'est déjà beaucoup. Repasse quand tu veux.

Rico > Parce que j'y trouve un équilibre. Aussi simple que ça.

#6  - Nawal a dit :

Voilà c'est malin, maintenant à te lire je pense avec grande nostalgie à une belle 1300 CB restée en Métropole dans un Garage (ici c'est déjà du suicide d'être au volant d'une bagnole ... Tout le monde est en "Mode Fangio On"), et puis c'est un comble je pense d'un coup à ma paperasse en souffrance depuis ... Ouchhhhhhhhhh !!!
Ps : Thanks God il "reste" Bethov ;-)

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